La vérification annuelle des radeaux de sauvetage : une mission assurée par la station de l'Ecole Municipale de Voile
Une opération impressionnante, mais également délicate. En effet, le test de gonflage nécessite de tenir compte des conditions de température et de pression atmosphérique qui sont mesurées précisément car elles peuvent modifier la pression des différentes sections de l’embarcation.
Pour ce test, le radeau est d’abord gonflé lentement à l’aide de compresseurs. Une fois le gonflage terminé, la pression est vérifiée régulièrement. Si une chute de plus de 8 millibars est constatée en une heure, une laborieuse recherche de fuite commence, sur l’ensemble de la surface des boudins.
Avec l’expérience, les agents savent repérer les endroits les plus sensibles aux fuites, mais il arrive aussi que celles-ci soient découvertes sur la dernière surface inspectée... Par précaution supplémentaire, les radeaux sont généralement laissés gonflés 24 heures.
Le test comprend également la vérification des équipements du radeau : matériel de gonflage, tuyauterie, pharmacie… qui diffèrent selon le type de radeaux.
Une fois la vérification terminée, il faut replier le radeau pour le remettre dans son conteneur. Lorsque l’ensemble avoisine les 400 kg, l’aide des collègues est nécessaire. Pour terminer la prestation, les agents assurent également la remise en place du radeau à bord du navire.
En plus des tests de gonflage annuels, des tests de percussion (gonflage autonome du radeau) sont réalisés tous les cinq ans, des tests de surpression sont réalisés à partir des 10 ans et ensuite chaque année, et des tests de fond sont effectués à partir des 11 ans et ensuite chaque année.
En tout, la « station » de l’école de voile réalise annuellement près de 40 tests sur les équipements de sécurité des navires de l’archipel.
























